
Lors de sa visite à Hangzhou au XIIIe siècle, Marco Polo nomma la ville « Kinsay » et la décrivit comme la plus belle et la plus magnifique du monde. Il mentionna ses ponts de pierre, ses larges avenues et le lac de l'Ouest, aux eaux miroitantes.
Lorsque j'y étais il y a quelques années, il était difficile de contester sa description, mais Marco a oublié de mentionner un détail : la chaleur estivale implacable.
Voici l'histoire d'une journée où le thermomètre a grimpé jusqu'à près de 40 degrés, et comment une simple balade à vélo autour de l'un des lacs les plus emblématiques du monde s'est transformée en une leçon d'endurance, de gestion des fluides et d'importance d'un équipement adapté.
Un fourneau d'histoire et d'humidité
Nous nous sommes réveillés avec une journée qui pesait lourd dès le petit-déjeuner. À Hangzhou, la chaleur estivale ne se résume pas à la température affichée ; c’est l’humidité qui donne l’impression d’avaler de l’eau chaude. Mais nous étions déterminés. Nous allions voir le lac, et nous le ferions à cheval.
Le plan était simple : faire le tour du lac de l’Ouest, soit une distance d’environ 12 à 15 kilomètres selon la proximité du lac. Ce lac, véritable cœur de Hangzhou, est entouré de montagnes sur trois côtés et par la ville sur le quatrième. C’est un lieu qui a inspiré poètes et empereurs depuis des millénaires.

Pagodes et nénuphars géants
En longeant le rivage, nous avons découvert un véritable océan de bateaux. De vieux sloops en bois côtoyaient des embarcations touristiques plus modernes, tous bondés de gens en quête d'une brise inexistante. Au large, dans les criques plus calmes, un véritable tapis de verdure s'offrait à nos yeux : d'immenses nénuphars Victoria recouvraient la surface de l'eau comme de grands plateaux verts. Un spectacle surréaliste ; certaines de ces feuilles sont si grandes qu'elles pourraient supporter le poids d'un enfant, même si je déconseille fortement de tenter l'expérience en plein été chinois.
Plus loin, sur une colline dominant la rive sud, se dressait l'imposante pagode Leifeng. La pagode d'origine s'était effondrée en 1924, mais la reconstruction actuelle en cuivre et en pierre témoigne du riche passé de la ville. La contempler sur fond de ciel brumeux et blanchi par le soleil donnait l'impression de traverser à vélo une peinture à l'encre chinoise classique.

Quand le matériel technique devient une bouée de sauvetage
À 35 degrés, votre corps commence à protester. À 40 degrés, le choix de vos vêtements devient crucial pour votre capacité à poursuivre l'effort. C'est là que la différence entre un simple t-shirt en coton et des vêtements techniques fonctionnels devient flagrante. En coton, vous vous sentez rapidement trempé, lourd et transi de froid dès que vous vous arrêtez – ou alors le tissu colle à votre peau et bloque toute ventilation naturelle.
Chez HikingStore, nous parlons souvent du choix des matières, et cette journée à Hangzhou a été le test ultime. Un t-shirt offrant une excellente évacuation de l'humidité et une protection UV intégrée n'est pas un simple luxe ; c'est ce qui vous protège des coups de chaleur.

Tout est question d'équilibre. Comme nous l'expliquons dans notre guide sur le duvet pour rester au chaud par temps froid, les vêtements d'été sont avant tout conçus pour réguler la température corporelle en situation de forte chaleur. À quoi sert réellement ce produit ? Par 4 °C, la réponse est : à assurer une ventilation maximale.
Le sauvetage dans la ville
Après deux heures passées dans la chaleur étouffante des abords du lac, la faim et le besoin de fraîcheur nous ont contraints à céder. Nous avons donc repris la route vers le centre de Hangzhou et trouvé un restaurant qui offrait le luxe le plus précieux en Chine en juillet : la climatisation.
Assis là, un plat de spécialités locales à la main, sentant ma température corporelle baisser lentement, fut le moment le plus mémorable de la journée. C'est une leçon essentielle pour toutes les aventures, qu'il s'agisse de randonnée dans les montagnes suédoises ou de cyclisme en Chine : il faut connaître ses limites. La nature (ou la météo) finit toujours par l'emporter si l'on s'obstine à aller de l'avant sans s'arrêter.
Un dernier défi
Le plus absurde de cette journée ? De retour à l'hôtel après notre balade à vélo, je n'étais pas satisfait. J'avais encore de l'énergie, ou peut-être était-ce simplement la fraîcheur passagère du déjeuner qui me donnait une fausse impression d'invincibilité. J'ai donc enfilé mes chaussures de course et refait le même tour, cette fois-ci en courant. Au total, j'ai parcouru près de 20 kilomètres sous la chaleur de l'après-midi.
Était-ce logique ? Non. Était-ce un bon moyen de tester son endurance ? Absolument. Mais cela n’a fait que confirmer ce que je dis toujours à nos clients chez HikingStore : l’équipement est le moyen, mais votre propre préparation et le respect des éléments sont le but.
Résumé
Le lac West est magique, et je comprends pourquoi Marco Polo en a été si impressionné. Mais l'explorer à vélo par 4 degrés Celsius exige bien plus qu'un simple billet de location. Il faut de l'eau, une tenue adaptée et savoir s'arrêter en cas de besoin.
Si vous prévoyez des aventures par températures extrêmes, découvrez notre gamme de sacs à dos légers dotés de systèmes de ventilation. Garder son dos au sec est essentiel sous un soleil de plomb.

Avez-vous déjà vécu une aventure où la météo était votre pire ennemie ? Racontez-nous ! Nous adorons entendre parler de voyages qui exigent un petit plus de la part de l’homme et de la machine.
Cordialement, Anders Mickelsson Fondateur, HikingStore
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